Assurer son vélo électrique : comment ça marche ?

Assurer son vélo électrique : comment ça marche ?

Publié le 24 novembre 2020

Ça y est, vous avez troqué votre voiture contre un vélo à assistance électrique ? Que vos trajets soient ponctuels ou réguliers, il est essentiel de vous protéger contre la casse, le vol et les dommages corporels causés à autrui ou à vous-même. Même si votre assurance habitation peut, dans certains cas, vous protéger, la souscription d’une assurance spécifique est vivement conseillée pour être couvert à 100 %. 

Voici nos conseils pour la choisir au mieux.

Faut-il assurer son vélo électrique ?

Il est important de distinguer les vélos à assistance électrique (VAE), des vélos électriques rapides, nommés aussi “speed bike”.

C’est la puissance de l’assistance, et donc la vitesse de déplacement, qui différencie ces deux types de vélo.

Alors que les VAE coupent toute assistance au-delà de 25km/h, avec les speed bike, vous pouvez rouler jusqu’à 45km/h, sans pédaler.

Les vélos électriques rapides sont considérés comme des cyclomoteurs. Il est donc obligatoire de les assurer, de les immatriculer, d’avoir une carte grise et de porter un casque.

Un défaut d’immatriculation vous expose à une amende 750 €, et un défaut d’assurance à une amende de 3 750 €.

Les vélos à assistance électrique ou VAE, quant à eux, sont considérés comme des vélos à pédalage assisté, définis par le décret n° 2009-497 du 30 avril 2009 comme suit :

« Cycle équipé d’un moteur auxiliaire électrique d’une puissance nominale continue maximale de 0,25 kilowatt, dont l’alimentation est réduite progressivement et finalement interrompue lorsque le véhicule atteint une vitesse de 25 km/h, ou plus tôt si le cycliste arrête de pédaler ».

Comme les VAE ont rigoureusement le même statut que les vélos classiques, il n’est pas obligatoire de souscrire une assurance. La responsabilité civile comprise dans votre assurance multirisques habitation couvre généralement les dommages causés aux tiers.

Attention cependant ! Les dommages causés au conducteur responsable et à son vélo ainsi que la casse et le vol hors du domicile ne sont pas couverts. 

Selon la valeur de votre vélo, la fréquence de vos trajets, les lieux où vous stationnez, et de nombreux autres critères, il peut s’avérer très utile de contracter des garanties supplémentaires ou de s’adresser à des assureurs spécialisés dans les mobilités douces.

Assurer son vélo à assistance électrique ou VAE

Les assureurs spécialisés proposent diverses formules, plus ou moins complètes. Leur tarif varie en fonction du modèle de votre vélo, de la valeur assurée, du lieu de stationnement et bien sûr de l’étendue des garanties.

Globalement, les 3 principales garanties de base dont vous pouvez bénéficier sont :

  • une assurance contre le vol “classique” ou avec agression
  • une assurance contre la casse de votre vélo en cas de chute, d’accident ou de vandalisme… 
  • une garantie “assistance” avec le rapatriement de votre vélo vers un atelier de réparation et l’envoi d’un taxi pour vous récupérer. En passant par un partenaire de votre compagnie d’assurance, vous n’aurez pas à avancer les frais de réparation.

Pour qu’une compagnie d’assurance accepte de couvrir votre VAE, celui-ci doit être homologué et remplir les trois conditions suivantes :

  • le moteur s’actionne uniquement si vous pédalez
  • le moteur se coupe lorsque vous dépassez les 25 km/h, ou lorsque vous freinez
  • la puissance du moteur ne dépasse pas 250 watts

Bon à savoir : les personnes qui utilisent un VAE à titre professionnel (coursiers, livreurs…) ont l’obligation de souscrire une assurance spécifique. En effet, la couverture d’une activité professionnelle par le contrat multirisques habitation est formellement exclue.

Le vol à votre domicile

Le vol de vélo avec effraction, à votre domicile ou dans les dépendances (cave, garage…), est généralement couvert par votre contrat d’assurance multirisques habitation, au même titre que n’importe quel bien mobilier. 

Attention ! Si le vol a lieu dans votre jardin (même clôturé) l’assurance peut ne pas fonctionner, sauf clause particulière plus favorable de votre contrat. 

Avant de souscrire une assurance supplémentaire, renseignez-vous auprès de votre assureur, comparez les barêmes, la franchise et lisez attentivement les clauses d’exclusion. 

Le vol hors de chez vous

Si votre assurance habitation couvre le vol de vélo à l’intérieur de votre domicile, en règle générale, elle ne couvre pas le vol hors de chez vous, lorsque vous allez en ville, au bureau ou faire des courses.

Un contrat spécifique s’avère alors nécessaire. Son coût est variable (comptez en moyenne entre 5 et 10 euros par mois). Mais soyez vigilants aux clauses d’exclusion de garantie, c’est-à-dire aux situations où l’assurance ne fonctionne pas. 

Voici quelques exemples :

  • le vol de nuit, entre 21h et 7h, sur la voie publique  
  • le vol dans votre véhicule 
  • les conditions de sécurité à respecter lors du stationnement : antivol agréé par la compagnie d’assurance et correctement attaché 
  • le vol d’un vélo non attaché
  • le montant de la franchise applicable et des plafonds de garantie 
  • la prise en compte de la vétusté de votre vélo : les compagnies d’assurance appliquent généralement une décote pour calculer l’indemnisation. Par exemple : 1% de vétusté par mois après une décote initiale de 10%
  • le nombre annuel de vols couverts (en général 1 par an)

La casse 

Certains contrats couvrent la casse ou les dommages causés au vélo en cas de chute.

Étudiez à la loupe les montants des franchises et des plafonds appliquées. 

Si c’est un tiers qui est responsable de votre chute, son assurance en responsabilité civile couvre vos dommages. 

Les dommages en cas d’accident

Si vous êtes responsable d’un accident

Votre assurance “responsabilité civile et dommages corporels” (inclus dans votre assurance habitation) couvre normalement les dommages matériels et corporels que vous pourriez causer aux tiers.

Attention, elle ne prend pas en charge les dommages que vous pourriez subir en tant que conducteur responsable ni les réparations de votre vélo. 

Seule une assurance vélo dédiée vous permet de demander la réparation de votre 2 roues, avec une prise en charge des frais.

Et seule une assurance individuelle accident (type « garantie des accidents de la vie ») peut compléter l’indemnisation des assurances santé en cas de dommages graves, vous empêchant, par exemple, de vous rendre au travail pendant de nombreux jours.

Si vous êtes victime d’un accident à vélo

  • La responsabilité civile de l’automobiliste ou du motard qui vous a causé les dommages intervient (via son assurance auto ou moto)
  • La responsabilité civile du piéton ou de l’autre cycliste intervient (via son contrat d’assurance habitation).

L’indemnisation de vos préjudices corporels et matériels est alors entièrement à la charge de l’assureur du véhicule, ou de la personne responsable. Bien entendu, vous ne devez avoir commis aucune faute de circulation.

Avec une garantie protection juridique, votre assureur vous défendra devant les tribunaux en cas de litige lié à un accident.

Il prendra en charge les démarches et les frais nécessaires pour que vous soyez indemnisé si vous y avez droit.  Cette garantie est utile si l’auteur du dommage ne veut pas reconnaître sa responsabilité.

Si vous chutez seul et qu’aucune responsabilité n’est engagée

Vous serez indemnisé de vos frais médicaux et / ou d’hospitalisation par votre protection sociale et votre mutuelle santé.

Comme lors d’un accident responsable, une assurance individuelle accident peut prévoir :

  • des indemnités journalières en cas d’arrêt de travail
  • le remboursement de frais de soins
  • le versement d’un capital en cas d’invalidité ou de décès

Assurer son vélo électrique rapide ou speed bike

Pour les vélos électriques rapides, assimilés à des cyclomoteurs, l’assurance responsabilité civile automobile est obligatoire ! 

Si vous circulez sans assurance, vous vous exposez à de lourdes sanctions comme :

  • amende pour défaut d’assurance
  • annulation ou suspension de votre permis de conduire avec interdiction de le passer pendant les 3 prochaines années
  • confiscation de votre vélo électrique,
  • stage obligatoire de sensibilisation à la sécurité routière.

Et si vous êtes responsable d’un accident grave, avec des dommages corporels et/ou matériels importants causés à un tiers ou à vous-même, vous ne serez pas couvert. Les conséquences financières peuvent être très lourdes. 

En plus de la garantie responsabilité civile automobile obligatoire, vous pouvez souscrire des garanties contre le vol et la casse.

Pour rouler en toute légalité à vélo électrique rapide, vous devez également obtenir une carte grise (les démarches sont les mêmes que pour une voiture) et votre vélo doit avoir une plaque d’immatriculation.

Vous devez également :

  • porter des gants (eux aussi homologués), un gilet haute visibilité et un casque
  • rouler sur la chaussée en respectant le code de la route (pistes cyclables interdites)

Vol de vélo : comment faire jouer son assurance ?

Étape 1 : Déposer plainte auprès du commissariat le plus proche de son domicile

C’est une étape indispensable pour déclarer le vol de votre vélo et espérer par la suite obtenir une indemnisation de votre compagnie d’assurance. C’est aussi le seul moyen d’avoir une chance de retrouver un jour votre vélo.

Le commissariat ou la gendarmerie vous remettra alors un procès verbal que vous pourrez transmettre à votre assurance.

Il est aussi possible de remplir le formulaire de pré-plainte directement en ligne.

Étape 2 : Contacter sans tarder son assureur

En cas de vol, le délai minimum pour la déclaration du sinistre est habituellement de deux jours. Envoyez donc, en courrier recommandé avec accusé de réception, et le plus vite possible :

  • le dépôt de plainte pour vol
  • le numéro de votre contrat d’assurance
  • la marque / modèle de votre vélo
  • la facture d’achat et/ou une photo de votre bicyclette
  • la facture d’achat de votre antivol

Étape 3 : Obtenir son indemnisation 

Généralement, le remboursement de votre assurance vélo sera forfaitaire, selon la valeur d’origine de votre vélo.

Les précautions à prendre pour lutter contre le vol de vélo

Bien choisir son anti-vol

Utilisez soit :

  • un anti-vol agréé par votre assurance (en général, chaque assurance fournit une liste)
  • un anti-vol en U classé au minimum “2 roues” par la FUB (Fédération Française des Usagers de la Bicyclette)
  • une chaîne

Les marques ABUS, KRYPTONITE et AXA sont les plus efficaces.

En complément, vous pouvez ajouter un antivol fixe (de cadre) bloquant la roue arrière. Son ouverture par effraction nécessite d’appliquer des forces importantes.

Cadenasser toujours son vélo

Attachez systématiquement le cadre de votre vélo à un point fixe, et, si possible, avec la roue avant qui est plus facile à voler.   

Attachez-le même dans votre hall d’immeuble, garage ou si vous vous absentez quelques minutes pour faire des courses. 

Conserver les factures d’achat de son anti-vol et de son vélo

Votre assurance vous demandera la facture d’achat de votre vélo en vue d’une indemnisation en cas de vol. 

La facture d’achat de votre anti-vol vous permettra de prouver que vous utilisiez bien un tel système.

Faire marquer son vélo 

Pensez à faire graver votre vélo avec un numéro unique BICYCODE.

Ce dispositif permet aux services de police et de gendarmerie de restituer rapidement les vélos volés à leurs propriétaires. 

Pour une somme minime (entre 5 et 10 €), vous pouvez aussi enregistrer votre vélo électrique dans un registre national.

En cas de vol, changez au plus vite le statut de votre vélo en indiquant qu’il est volé.

Nous vous recommandons également le service RECOBIKE, qui offre aux propriétaires de vélos un système antivol très performant, grâce à un marquage breveté de nouvelle génération. Vous bénéficiez d’une traçabilité permanente et les chances de récupérer votre vélo peuvent dépasser les 40%.